Texte de Maïssa BEY

On dirait qu'elle danse

Metteuse en scène & Comédienne

Perriaux Perseline

CHORÉGRAPHE & COMÉDIENNE

Perriaux Anguérande



Créateur lumière

Toussaint Frédéric

Compositeur

Gombert Joris



Diffusion

Aprodiff

«Je ne voulais pas grandir. Parce que. Parce qu’au bout de l’enfance, il y a le monde. Le monde des adultes.»*

Résumé

Que peut-il bien se passer dans la tête d’une petite fille qui, un soir, après une colère, ouvre la fenêtre et saute dans le vide ? L’autrice se glisse dans la peau de cette fillette et, le temps d’une représentation, trouve les mots justes pour tenter de dire les peurs, les rêves, la douloureuse lucidité de ces enfants passés de l’autre côté de l’enfance.

*Maïssa Bey, On dirait qu’elle danse, Chèvre-feuille-étoilée, 2014. 

Genèse du projet

On dirait qu’elle danse est le projet de fin d’études de Perseline PERRIAUX. Une première version d’une vingtaine de minutes voit donc le jour en juin 2019 après 6 mois de création. Par la suite, le spectacle a été repris dans une forme plus longue de cinquante minutes.

Extrait de la note d'intention de mise en scène

On rencontre parfois un texte par hasard. On le lit d’un oeil presque distrait. On est déjà prêt à l’abandonner, quand soudain, une phrase, voire un mot nous bouleversent et nous ramènent à notre propre histoire.

C’est Anguérande, ma « dansoeur », qui déposa cette pièce sur mon chemin. Un texte plutôt court, d’une autrice inconnue pour moi. Une pièce qu’elle avait eu la chance de voir et d’étudier avec le metteur en scène Jean-Marie LEJUDE et l’autrice Maïssa BEY au lycée.

Le suicide est un tabou depuis que le monde est monde. Pourtant, lorsque la souffrance physique ou morale devient trop dure, lorsque la solitude nous écrase, lorsque le chagrin est notre peau quotidienne, ne nous sommes-nous tous pas un jour posé la question du suicide ? Mais le suicide d’un enfant est un drame inconcevable. Comment peut-on décider, alors que notre chemin de vie est encore long et plein de promesses, qu’il est temps d’éteindre la lumière et d’aller rejoindre les étoiles ? C’est la question à laquelle tente de répondre Maïssa BEY, autrice algérienne féministe engagée.

{…}

Pourtant, pas de pathos, pas d’apitoiement. J’ai souhaité mettre un certain recul entre ce qui se joue et ce qui se dit. Ma petite fille et ma danseuse sont ici des figures, des êtres quasi ectoplasmiques qui (re)prennent corps et voix pour livrer ce témoignage. Je voulais qu’on puisse retrouver des éléments clés de l’enfance : les comptines, le coffre à jouets, les jeux venus de la cour de récré, les peluches, les livres de contes, les poupées. Mais je désirais aussi qu’on puisse ressentir le malaise, c’est pourquoi les trésors de l’enfance ont ici une double face.

{…}

On dirait qu’elle danse m’a permis d’apaiser ma petite fille intérieure, de lui offrir un lieu pour « puiser dans sa colère » et dévoiler ses souffrances, pour qu’elle puisse « raccorder son corps » après la découverte de sa maladie à un quotidien nouveau. Et pour qu’elle puisse « se parer de grâce, de beauté et de légèreté » le temps d’une danse…

Dates

Le spectacle On dirait qu’elle danse version longue a été joué :

  • le 16 mai 2022 au Théâtre de Saint-Dizier (Mai’Scènes)

Le spectacle On dirait qu’elle danse version courte (scolaire) a été joué :

  • le 28 avril 2022 au Lycée Saint-Éxupéry de Saint-Dizier
  • le 05 mai 2022 au Collège La Noue de Saint-Dizier
  • les 01 et 06 juin 2023 au Lycée Jean Auguste Margueritte de Verdun
  • le 18 janvier 2024 au Lycée Jean Auguste Margueritte de Verdun (article du lycée)
  • le 17 juin 2024 au Lycée Jean Auguste Margueritte de Verdun
  • le 09 octobre 2024 à la médiathèque Romain Rolland de Saint-Dizier (article JHM)

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