Avec des extraits de :

Reclaim, recueil de textes écoféminisites

Femmes qui courent avec les loups ; histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvages de Clarissa PINKOLA ESTÉS

Au cœur de l’obscur de STARHAWK

Moi, Tituba sorcière… noire de Salem de Maryse CONDÉ

Un bûcher sous la neige de Susan FLETCHER

Reclaim : au cœur de l'obscur

«Nous nous rassemblons au Pentagone, ce 17 novembre car nous avons peur pour nos vies. Peur pour la vie de cette planète, notre terre, et pour la vie de nos enfants qui sont notre avenir humain (…) Nous sommes entre les mains d’hommes que le pouvoir et la richesse ont séparés non seulement de la réalité quotidienne mais aussi de l’imagination. Nous avons bien raison d’avoir peur ! » *
* Reclaim, recueil de textes écoféministes, choisis et présentés par Émilie Hache, Cambourakis, 2016.

Résumé

« Reclaim » évoque l’idée de la réhabilitation, la réparation, la régénération d’une chose jusqu’alors détruite ou dévalorisée. Quoi de plus détruit que nos ressources naturelles et quoi de plus dévalorisée que la condition féminine ?

Reclaim : au cœur de l’obscur est une recherche poétique et formelle, un  projet engagé, portant à bout de corps et de voix un message non-violent de changements profonds.

Metteuse en scène

Perriaux Perseline

CHORÉGRAPHE

Perriaux Anguérande

DANSEUSES

Colteau Justine
Delattre Amélie

CRÉATION LUMIÈRE

Courtois Garance

Extrait de la note d'intention de mise en scène

« Reclaim » fait partie de ces mots anglais dont la traduction en français ampute une partie de leur sens. Il évoque l’idée de la réhabilitation, la réparation, la régénération d’une chose jusqu’alors détruite ou dévalorisée.

Quoi de plus détruit que nos ressources naturelles et quoi de plus dévalorisée que la condition féminine ?

Cette création part de deux de mes engagements profonds : le féminisme et l’écologie. C’est en lisant Sorcières, la puissance invaincue des femmes de Mona Chollet publié en 2018, que j’ai découvert l’existence de l’écoféminisme, un mouvement né dans les années 80 majoritairement aux États-Unis, faisant le lien entre la sur-exploitation de nos ressources naturelles et l’exploitation subie par les femmes. C’est notamment ce que démontre Clarissa Pinkola Estés dans son ouvrage Femmes qui courent avec les loups ; Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage

« La vie sauvage et la Femme Sauvage sont toutes deux des espèces en danger. Au fil du temps, nous avons vu la nature instinctive féminine saccagée, repoussée, envahie de constructions. On l’a malmenée, au même titre que la faune, la flore et les terres sauvages. Cela fait des milliers d’années que sitôt que nous avons le dos tourné, on la relègue aux terres les plus arides de la psyché. Au cours de l’histoire, les terres spirituelles de la Femme Sauvage ont été pillées ou brûlées, ses tanières détruites au bulldozer, ses cycles naturels forcés à suivre des rythmes contraires à la nature pour le bon plaisir des autres. Ce n’est pas un hasard si les étendues sauvages de notre planète disparaissent en même temps que la compréhension de notre nature sauvage profonde s’amoindrit. »

Depuis Mona Chollet et Clarissa Pinkola Estés, nombre de créatrices et de militantes ont égrainé ma pensée. En résulte un terreau de réflexions fait d’une matière hybride, étrange, hors-cadres, composé de textes écoféministes, poèmes, essais et fictions. Hybridité tout autant présente dans la forme avec une place importante donnée à plusieurs disciplines artistiques dont la danse contemporaine et le théâtre.

On voyage au cœur « de l’obscur » (terme que j’emprunte à l’écrivaine et militante écofiministe néopaïenne : Starhawk), au cœur de nos peurs de femmes et d’hommes du XXIème Siècle. Angoisses liées au monde de demain, à l’empowerment des femmes après des siècles de dominations, à la (re)découverte d’une masculinité non-toxique et à la crise écologique qui attend l’humanité tout entière. Pour éclairer ces ténèbres ? L’imagination néopaïenne/new-age, une esthétique centrée autour de la nature, au corps que l’on se réapproprie grâce à la danse contemporaine, et qui sait, peut-être même, à la magie.

Reclaim : au cœur de l’obscur est une recherche poétique et formelle, un  projet engagé, portant à bout de corps et de voix un message non-violent de changements profonds.

Genèse du projet

Fin 2019, Hocine CHABIRA -conseiller délégué aux cultures, émergentes et alternatives et à l’éducation populaire de la ville de Nancy- alors intervenant au sein du Diplôme National des Métiers d’Art et de Design du lycée Claude DAUNOT de Nancy, demande à Perseline PERRIAUX d’être porteuse de projet dans le cadre de l’Unité d’Enseignement n°15. Cette U.E demande aux futur.es technicien.nes d’être à la fois créateurices lumières/son ainsi que régisseureuses d’un spectacle en création. Ayant alors la possibilité de créer un projet d’une certaine envergure, Perseline PERRIAUX choisit d’aborder l’écoféminisme sous différents prismes, tels que l’analyse universitaire, ou bien des témoignages de militantes, mais encore des extraits de romans parlant de ces thématiques. Ses différents médiums sont le théâtre et la danse. Pour cela, elle s’associe à la chorégraphe Anguérande PERRIAUX.

Le spectacle devait être porté par trois danseuses et une comédienne. Il aurait dû se jouer courant juin 2020, mais en raison des conditions sanitaires, le projet n’a pas pu aboutir.

Il est cependant en cours de (re)création.

Résidence de création - été culturel 2024

La création artistique

Suite à notre participation à Jeunes ESTivants 2023 pour le stage de création du spectacle semi-professionnel avec treize amateurices afin de mettre en scène Coppélia, ou la Vraie Fiancée (version longue), nous avons pu créer des liens sur le territoire et notamment rencontrer la Ligue de l’Enseignement 52, notre partenaire pour cette résidence ESTivale.

Pour cette création, la compagnie Grimoire&Chandelles s’est entourée d’une équipe technique et artistique majoritairement féminine. Cette dernière, d’une durée de trois semaines, se déroulera en itinérance en lien avec l’association départementale des Francas de Haute-Marne. Chaque semaine nos artistes seront ainsi en création sur le site d’un des centres de loisirs suivants :
Andelot-Blancheville
Du 15 au 19 juillet, sortie de résidence le 19 juillet à 17h30
Chaumont (Saint-Roch)
Du 22 au 26 juillet, sortie de résidence le 26 juillet à 19h30
Doulaincourt-Saucourt
Du 29 juillet au 2 août, sortie de résidence le 2 août à 17h30

La médiation culturelle

Ces multiples espaces de travail nous permettront de partir à la rencontre de différents publics issus d’un territoire situé en zone de revitalisation rurale (Z.R.R) via les participant.e.s des centres de loisirs et leurs familles qui seront invité.e.s à assister :
  • à des répétitions
  • aux sorties de résidence
  • à des cours d’initiation à la danse-théâtre
  • à des ateliers de sensibilisation à l’égalité femme-homme
  • à des transmissions de chorégraphies du spectacle
  • des temps d’échange entre les artistes et les participants
  • à un club de lectures afin de venir questionner nos rapports avec l’écologie et le féminisme

La diffusion

Grâce à la grande diversité des lieux d’accueil pendant la création, nous songeons à créer une forme jouable en intérieur et extérieur. En effet, nous prévoyons de jouer Reclaim : au cœur de l’obscur lors de festivals autour de la figure de la sorcière. Le spectacle pourra également être délocalisé dans des écolieux, ou encore des pôles d’excellence rural.

Le spectacle sera aussi amené à tourner dans les réseaux classiques de diffusion.

Des ateliers autour du spectacle seront créés afin de s’inscrire dans les programmes d’égalité fille-garçon des établissements scolaires, mais aussi des interventions autour de la sensibilisation écologique.
En partenariat avec

La Ligue de l’Enseignement de la Haute-Marne et l’association départementale des Francas de Haute-Marne.

et avec le soutien de

Été culturel 2024 – Jeunes ESTivants, un dispositif de la DRAC Grand-Est coordonné par Scène & Territoires.

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